Pour sortir de la crise, l’Europe doit (enfin) passer au politique
Voilà trois ans que l'Europe est en crise gravissime. Le continent frôle la récession, ses divisions internes se creusent avec l'emploi au nord et le chômage au sud, les populations se dressent, se tournent vers les populistes et les responsables sont toujours aussi incapables de prendre des décisions de sauvetage convaincantes. Les investisseurs mondiaux perdent espoir, tandis que le découragement gagne les plus historiques militants de la cause européenne.
«Nous avons fait beaucoup de chemin!» clament les optimistes. C'est vrai. Qui aurait dit que l'Allemagne accepterait de payer deux plans d'aide pour la Grèce? Que la Banque centrale européenne ouvrirait grandes ses caisses pour refinancer les banques? Que 500
«Nous avons fait beaucoup de chemin!» clament les optimistes. C'est vrai. Qui aurait dit que l'Allemagne accepterait de payer deux plans d'aide pour la Grèce? Que la Banque centrale européenne ouvrirait grandes ses caisses pour refinancer les banques? Que 500
